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littérature

Rose sous les bombes – Elizabeth Wein

Heyyy,

Aujourd’hui, je reviens pour vous parler d’un livre qui m’a tout simplement… choquée… bouleversée… Honnêtement, je n’arrive pas à trouver le mot exact pour vous expliquer ce que j’ai ressenti durant cette lecture.

Il s’agit d’un livre historique, traitant de la seconde guerre mondiale, et plus précisément des camps de concentration.

J’espère que cet article vous plaira!

 

Présentation

Titre : Rose sous les bombes

Auteur : Elizabeth Wein

Editions : Castelmore

Nombre de pages : 438

Dépôt légal : Mai 2015

Prix : 16,90€

 

4ème de couverture

« Je le crierai à la face du monde ! »
Rose Justice est une jeune pilote de liaison américaine,qui opère sur le territoire britannique pendant l’été 1944.
Capturée par la Luftwaffe, et après avoir refusé de travailler dans une usine construisant des bombes, elle est finalement envoyée dans le camp de Ravensbrück.
Emprisonnée avec une française, coupable d’avoir épousé un juif, des jeunes-femmes polonaises victimes d’atroces expérimentations nazies et des prisonnières de guerre de l’Armée Rouge, elle va alors se trouver confrontée aux pires atrocités de la guerre.
Elle va aussi découvrir que sa survie et plus encore son humanité dépendent de la puissance des liens qu’elle va forger avec des femmes qu’elle n’aurait normalement jamais du rencontrer…

(Résumé trouvé sur le site de la Fnac)

 

Ma note : 19/20

 

Mon avis :

Comme je l’ai dit au début de l’article, j’arrive difficilement à trouver les mots face à un récit comme celui-ci. Et après tout, que dire face à des horreurs pareilles?

 

Première partie

Au début du roman, nous faisons connaissance avec Rose, une pilote de liaison américaine opérant sur le sol britannique. S’ensuit alors la première partie, où elle parle de son métier, qu’elle pratique principalement dans le ciel.

Jusqu’au jour où, après avoir survolé le France et refusé de travailler dans une usine de munitions, elle sera capturée puis envoyée dans le camp de concentration de Ravensbrück (à ne pas confondre avec un camp d’extermination). Et c’est ici que commence la deuxième partie.

 

Deuxième partie (certainement la plus bouleversante)

Avant de vous parler de cette fameuse deuxième partie, je vais aller un peu plus dans le détail concernant la manière avec laquelle le séjour de Rose à Ravensbrück est raconté.

En effet, dès le début de la deuxième partie, nous savons déjà que Rose est ressortie du camp vivante puisque c’est justement après être rentrée en France qu’elle commence à raconter ce qu’elle à vécu dans une sorte de journal intime.

 

Je peux écrire!

Ca parait dangereux, comme de voler un avion. Mais c’est mon droit inaliénable. Et c’est mon carnet, qu’ils m’ont rendu ce matin à l’ambassade américaine […] Il a été établi au nom de Rose Moyer Justice, née le 22 octobre 1925, délivré à Paris, le 17 avril 1945, aujourd’hui. enfin hier.

(Rose sous les bombes, Elizabeth Wein, 1ère page de la deuxième partie du livre)

 

Comme le montre la citation ci-dessus, c’est donc le lendemain de son arrivée en France que Rose commence à écrire sur son séjour à Ravensbrück. Comme vous l’aurez compris, ce n’est donc pas un livre à suspense, mais bien un témoignage fictif.

Dans la deuxième partie, Rose nous raconte donc tout depuis le début à la fin, de la manière dont elle a été capturée à sa sortie du camp, en passant par son quotidien à Ravensbrück et sa rencontre avec ses camarades comme Irina ou Roza.

Et c’est certainement l’histoire de cette dernière qui m’a le plus choquée, révoltée.

Roza fait en effet parti des « Lapins », ces prisonnières sur lesquelles les Nazis faisaient des expérimentations médicales atroces. Dans le cas de Roza, il lui manque un bout d’os dans le tibia, ce qui l’oblige à tout le temps se déplacer avec une béquille.

Comment peut-on faire preuve d’une cruauté pareille envers des êtres humains? L’histoire de Roza fait parti d’une facette des camps de concentration dont on parle très peu, voire pas du tout, et qui n’en reste pourtant pas moins atroce que les autres horreurs qui ont été infligées aux prisonniers des camps.

 

Je n’avais jamais lu de livre qui nous plongeait de manière aussi intense et précise dans l’horreur des camps. Ici, Rose nous raconte son séjour à Ravensbrück dans son intégralité. C’est choquant, révoltant, affligeant, nous n’avons pas envie d’y croire, et pourtant, toutes ces horreurs se sont bel et bien produites. Ce livre nous met une grande claque, et c’est celui-ci et pas un autre qui m’a réellement fait prendre conscience de l’atrocité des camps de concentration.

Ce qui m’a surprise, ce sont tous les stratagèmes auxquels se prêtent Rose et les autres prisonnières pour survivre. Ainsi, à plusieurs reprises, elles se cachent durant des jours et des jours pour échapper à la mort. Organisent des « grèves ». Tous les sacrifices sont bons pour survivre.

Il y a également le côté « trafic » d’objets, comme du pain, des bouts de charbon pour écrire, des vêtements supplémentaires… Que les prisonnières arrivent à faire passer d’une unité à une autre. Derrière leur soumissions face aux nazis, il y a chez ces femmes une envie de rébellion, et une grande solidarité pour être plus fortes face à l’ennemi.

La deuxième partie (qui est d’ailleurs la plus longue), est la plus choquante, la plus marquante, et pourtant, une fois qu’on est plongé dedans, on a du mal à en décrocher.

 

Troisième partie

 

Dans la troisième et dernière partie, on assistera à la reconstruction de Rose après avoir vécu les camps de l’horreur, et nous suivrons également une partie du procès de Nuremberg. Cette partie est vraiment très intéressante, et même un peu trop courte à mon goût.

 

 

Des citations qui m’ont marquée

 

Nous avons eu notre ration de soupe, comme d’habitude […]

« Allez, donne-moi la tienne. De tout façon, s’ils te tuent demain matin, tu n’en auras pas besoin. »

 

 

Ce que j’aimerais enfoncer dans le crâne du lecteur, s’il y a bien une leçon à retenir, c’est que je n’ai pas inventé Ravensbrück. […] L’horrible et l’incroyable, les chambres à gaz, les expériences médicales, les 25 coups de fouet, faire tenir des cadavres debout pour que l’appel se déroule sans accroc, la saleté, les morsures de chiens… je n’ai rien inventé de tout cela. C’est véritablement arrivé à cent cinquante mille femmes. Et ce n’était qu’un seul camp. […]

(Note de l’auteur, à la fin du livre)

 

 

 

Mon bilan sur cette lecture

 

Rose sous les bombes est un livre qui m’a choquée, révoltée, affligée… Je n’arrive pas à trouver les mots exacts.

Rose Justice, après sa sortie du camp de Ravensbrück, commence à raconter son séjour dans un carnet de manière extrêmement précise et réaliste, mais s’il s’agit bel et bien d’une fiction.

L’histoire de Roza, utilisée comme cobaye pour des expérimentations médicales atroces, m’a particulièrement marquée.

Malgré tout, Rose Justice garde espoir, ne lâche rien, et s’unit à ses camarades face aux nazis pour espérer survivre dans ce que l »on appelle « les camps de la mort ».

Une lecture bouleversante, dans laquelle je suis restée plongée du début à la fin, véritable chef d’œuvre d’une auteure à la plume extraordinaire.

A lire de toute urgence, même si c’est un livres très dur, dont le contenu fait parfois froid dans le dos…

 

 

Voilàà, cet article est à présent terminé. Et vous, avez-vous lu ce livre? Si oui, qu’en avez-vous pensé? Et si non, cette chronique vous a-t-elle donné envie de le lire? Dites-moi tout ça en commentaire!

De mon côté, je vous retrouve bientôt dans un nouvel article,

Très bon week-end à tous,

Forever Coconut

 

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